Auteur : paul

[Recit d’Annie] Sortie raquettes 2020

Vendredi 7 février – Alerte, restez confinés ! par les temps qui courent, un tel message fait flipper ! Figurez-vous que notre séjour dans les Pyrénées a failli débuter et se terminer à Castelculier ! Flo, prise d’une frénésie téléphonique, appelle tous les services publics … « excusez-nous dit la mairie, ce n’est qu’un test ! » Légèrement rassurées, c’est avec presqu’une heure de retard que nous partons, décidées à braver tous les dangers. Bon ! la route est un peu longue, le gps de Flo et le mien sont en désaccord, nous arrivons tout de même à bon port … L’essentiel est d’éviter le piège des 2 voyelles, sous aucun prétexte il ne faut confondre Seix et Soueix. Philippe, notre guide, nous accueille avec son franc sourire et ses yeux pétillants de malice, depuis l’an dernier il n’a presque pas changé …. un peu plus arrondi et une barbe un peu plus fleurie ! L’endroit nous est familier, nous retrouvons les chalets de l’an dernier, le dîner (peut-être le même que l’an dernier !) … et quelques brindilles dans la cheminée qui ne suffisent pas à réchauffer Monique qui revendique de grosses bûches à brûler !

Samedi 8 février – La terre a changé de couleur, ce n’est qu’un leurre ! Point de neige, seulement une blanche couche de gelée. Cette année, en guise de raquettes on peut presque opter pour les chaussettes/claquettes. Nous voilà partis pour 9 km de rando, 770 m de dénivelés, objectif 1794 m Port de Saleix, puis 2086 m Mont Ceint le bien nommé… dont le mamelon suscite pour certains un tel attrait que l’on dirait que des ailes leur ont poussé … alors que d’autres ont du mal à atteindre ce mont sacré ! Pauvre Flo, dès le début de matinée, son mollet a flanché mais telle une guerrière elle persévère. Que fait-on une fois l’obstacle grimpé ? on redescend comme on est monté ! Pas vraiment, c’est par un autre versant couvert de végétation entremêlée de plaques de neige verglacée, que nous attaquons la descente. Et ce qui devait arriver, arriva ! Sylvie, patineuse au pas mal assuré, loupe sa figure imposée et vient s’étaler sur le névé ! Menton égratigné, nez éraflé, plus de peur que de mal, elle garde le moral… de toute façon que faire au milieu d’un désert médical ! Les premiers de cordée ont la chance de voir s’envoler 2 perdrix des neiges, blanches immaculées, Victor n’oubliera pas ce moment qui l’a épaté. A l’abri de quelques rochers, nous posons nos séants plus ou moins fatigués et tentons de reprendre un peu d’énergie en grignotant un pique-nique plutôt léger. Flo en profite pour offrir son mollet aux straps magiques de Philippe qui, au passage, la complimente d’être dotée d’un muscle aussi galbé ! Pour regagner nos véhicules, par où va-t-on passer ? Philippe a des doutes, flanqué de son aide de camp –Victor- il part devant. Nous attendons le feu vert, le passage n’est pas très ouvert ! Ne pas glisser, telle est la priorité, s’accrocher à quelques rochers, il n’y a plus qu’une langue de neige à passer, influencés par Flo la ressuscitée qui la descend sur les fessiers, nous sommes 2 ou 3 à l’accompagner, seul inconvénient nos derrières mouillés. Cerise sur le gâteau, au détour d’une vallée, un gros troupeau d’isards s’enfuie sur le flanc de la montagne et s’arrête pour faire le guet. Arrivé sur l’arête, détaché dans le ciel, il donne l’impression de poser pour la postérité ! Cette randonnée est vraiment sympathique, même sans neige le Couserans est magique … Soirée tranquille près du feu toujours aussi fébrile, Monique –taquine- ne peut s’empêcher de titiller nos compagnons esseulés, 4 beloteurs/euses jouent à qui perd gagne, chacun chacune rejoint son chalet pour un repos bien mérité … et digérer le dîner, un cassoulet !

Dimanche 9 février – Encore plus beau qu’hier, le ciel est dégagé, le soleil ne va pas tarder à percer ! direction Uchentein avec comme point de mire le Pic de l’Arraing (1674 m), 700 m de dénivelés ! C’est devenu coutumier, au pays du fromage on ne repart pas sans la spécialité ! Sur un marché local, nous faisons le plein de cette fameuse denrée qui restera toute la journée dans les véhicules au risque de les embaumer ! Au cours de la montée, nous atteignons une ancienne carrière de marbre

dont les parois griffées laissent apparaître les stigmates des extractions passées. Philippe, conteur généreux, nous raconte l’histoire de ce lieu … et nous repartons toujours plus haut ! Au loin, une cabane aménagée, nous arrivons au Col de l’Arraing. « Grignotez», nous dit Philippe. Il n’y a plus qu’une heure et 300 m de dénivelés pour pique-niquer. Un lacet à droite, un lacet à gauche … en tournant et retournant sans arrêt, notre but est atteint, nous prenons d’assaut le Pic de l’Arraing. Premier réflexe : éviter les chardons au risque de les retrouver coincés dans le pantalon (n’est-ce pas Sylvie ?). Une fois installés, nous nous sustentons en contemplant un paysage dont on ne se lasse jamais, tandis que dans le ciel tournoient quelques rapaces semblant nous surveiller tout en gardant leur distance. Pris par le temps, nous optons pour la proposition qui consiste à repartir par là où nous sommes arrivés… mais c’est sans compter sur notre vitalité. Victor, en tête bien sûr, donne le tempo et c’est en courant (ou presque) que nous redescendons au cabanon. De là, nous empruntons un sentier muletier à flanc de montagne, un instant d’inattention et c’est la chute assurée ! Philippe nous dit que c’est l’un de ses endroits préférés, même si dame nature n’est pas encore réveillée, il est facile d’imaginer la beauté de ce passage en été. Cette fois nous sommes en avance sur le timing, nous prenons le temps de clôturer cette journée autour d’un pot de l’amitié. C’est à Castillon que nous envahissons l’unique café animé et qu’au milieu des fervents de rugby nous trinquons à une prochaine fois … et pourquoi pas avec Philippe au Val d’Aran !

Récit d’Annie, marcheuse d’Accro Rando

[Récit d’Annie] Sortie raquettes 2017

SORTIE RAQUETTES 2017

Vendredi 10 février

Avec radio Phil, les kilomètres défilent ! Même le bouton arrêt ne pourrait faire cesser le flot de paroles débitées. Grâce à la pose pipi/café de Rabastens sur Bigorre, Philippe interrompt provisoirement le son … à peine remonté dans la voiture, sa verve le reprend plus que jamais ! C’est bien ainsi, Philippe est un remède contre l’ennui ! A l’entrée de Gavarnie, notre gite, le gypaète, est accueillant, dans la salle à manger de grandes tablées, devant la cheminée un assortiment de draps colorés, le patron se donne un air un peu grognon mais l’on sent tout de suite qu’il a bon fond ! Au premier, les chambrées. Dans quelques mètres carrés, 7 lits sont installés, les plus audacieux ont même un petit nid perché au bout d’une échelle de tous les dangers mais interdit aux titulaires d’une prostate à débit incontrôlé ! Alléchés par une bonne odeur de soupe mijotée, les premiers arrivés font honneur au dîner. A la table d’à côté, des employés de la station de ski, bien intentionnés, nous prévoient en terme de météo un samedi plutôt mauvais.

Samedi 11 février

Après une presque grasse matinée, effectif au complet, la journée semble bien s’annoncer. Une fois de plus, heureusement que nous n’écoutons pas les apprentis en météorologie, nous voilà partis à la conquête du Col de Lary. La montée s’annonce assez rude, quelques passages à forts dévers, avec calme et sans précipitation tout le monde devrait y arriver. Un premier faux col, la brèche de Roland n’a pas changé, plus haut, c’est sur un piton rocheux enneigé avec vue sur le domaine de Gavarnie que nous prenons le temps de nous ravitailler. Malgré le soleil au zénith, à 2300 m environ d’altitude la température est plutôt limite. Avant d’entamer la descente Claude sort sa mirabelle de son escarcelle, un surcroît de chaleur ne fait pas de mal même si elle est artificielle!
Là, plus question de suivre la trace, chacun sa route … ou sa déroute ! Quelques gamelles sans gravité, quelques arrêts incontrôlés, Claude siffle la récré, sous prétexte de repos, délestés des sacs à dos, nous nous laissons tomber à la renverse, à qui réalisera la plus belle trace dans la neige immaculée ! Quelques jets de boules de neige plus ou moins malhabiles, la séance est terminée, nous repartons d’un bon pied ! Tellement revigorés qu’à 14 heures environ, arrivés au parking, nous avons encore un trop plein d’énergie et décidons d’aller voir de plus près le Cirque de Gavarnie.

Victor pour qui c’est une première avec Accro est épaté par le niveau … des filles qui «génétiquement sont moins fortes que les garçons ». Même si c’est un peu « macho », venant de Victor c’est un compliment vu son palmarès de sportif éminent !

Sur le panneau du village le Cirque à 3 heures aller/retour est indiqué, les conditions sont rêvées, le dénivelé très modéré, il n’y a qu’à repérer la raquette dessinée sur les balises et se laisser glisser. Un passage en forêt, c’est parfait ! A gauche une trace sans signalisation, elle semble nous conduire vers la bonne direction. Aucune hésitation, nous l’empruntons. Un pont étroit et enneigé à traverser, accrochées à une paroi des chaînes sont là pour nous aider à franchir un pas mauvais, nous voilà au milieu des sapins sans trop de visibilité. Une énorme coulée sur le côté, des parois rocheuses ornées de stalactites du plus bel effet … à peine avons-nous décidé de continuer encore un moment, le soleil commençant à décliner, le fameux hôtel du Cirque apparaît ! Arrivés sur sa terrasse, malgré une luminosité peu favorable, la vue sur le Cirque est remarquable. Différent de son aspect estival, ses multiples cascades sont pétrifiées, sa courbe est atténuée … il vaut bien l’effort déployé pour arriver jusqu’à proximité. Ne pas trop s’attarder, il faut rentrer. Sans hésiter, Claude nous fait repasser par le même itinéraire boisé même si nous devons reprendre à l’envers le passage chaîné. Heureuse initiative, un bruit énorme, sûrement une coulée tout près de l’endroit où nous sommes. Arrivés au gîte, le temps de se refaire une santé à défaut de beauté, l’heure de l’apéro a sonné. Pour rester dans la bonne humeur, quoi de mieux que de re-raconter l’histoire du lapin et du perroquet tatoués… et ce, malgré la surprenante pudibonderie de Christian choqué par l’audace d’une sexagénaire décomplexée !

Les corps sont un peu fatigués et la plupart sont allés se coucher, hormis 4 joueurs de belote invétérés … et là encore les filles (Françoise et Dominique, pour ne pas les citer) ont gagné ! Victor ne doit plus rien comprendre à la génétique !

Dimanche 12 février

Pas question d’aller sur Saugué, le temps est trop brouillé. En attendant le plan B, prenons le petit déjeuner. Décidément Jean-Marie aurait dû rester au lit ! sur le sol les débris de son bol, sous son fessier le pied fracassé de son tabouret pourtant épais. Il lui en faut plus pour perdre son tonus ! Après en avoir délibéré, les encadrants proposent aux encadrés de faire une balade de santé et revenir au gîte pour pique-niquer. Faire et défaire c’est toujours randonner, faute d’avoir trouvé le chemin de Holle, nous reprenons le trajet d’hier à l’envers. Le paysage immaculé a perdu sa virginité, une couche de poussière ocrée s’est déposée, un coup de sirocco sur le blanc manteau !

Avant de se quitter, attablés au chaud dans la salle à manger, les bons moments sont remémorés, les nouveaux sont conquis, les anciens sont ravis… et toujours en fond musical, la petite voix de Marjo au timbre si identifiable !

Récit d’Annie, marcheuse d’Accro Rando

 

Bordereau de licence saison 2014 – 2015

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