[Récit d’Annie] Ile d’Oléron

Ile d’Oléron

Du lundi 04 au vendredi 08 juillet 2016

Comme on dit « ce n’est pas la quantité mais la qualité qui compte ! » Ce séjour « marche nordique » pas grand monde y croyait et pourtant nous l’avons fait ! C’est puéril à dire mais « ça n’a été que du bonheur ! » Un groupe convivial et souriant, un centre d’hébergement simple et accueillant, des circuits variés et différents, tous les ingrédients pour satisfaire gambettes et mirettes.

Nous n’avons même pas encore fait le tour du propriétaire que nous voilà déjà sur le pied de guerre, habillés en marcheurs et marcheuses nordiques, à la découverte des marais aux oiseaux. Par terre, dans les airs, grande concentration de volatiles d’Oléron… sans oublier les nombreux paons qui ne cessent d’appeler « léon » !  Revenus au point de départ, première pression pour la plupart ! détail important pour la suite des évènements, tout comme le premier apéro dont le contenu est allé crescendo !

Toujours plein d’énergie après notre première grande rando à travers les parcs à huîtres, Claude et Francis partent à l’envers à l’assaut de la Citadelle du Château et en reviennent tout penauds. Nous étions 11, tous motivés chacun chacune dans sa spécialité. Jean-Louis, chansonnier un peu graveleux, n’arrive pas à nous entraîner sur ce terrain sablonneux. Ne lui reste que les devinettes lettrées… manque de pot, il nous sert Lavoisier à la place de Rabelais. Pas grave Jean-Louis, la prochaine fois il faudra mieux réviser ! Mais dans la vie il n’y a pas que des « bièreux », il y a aussi Marie-Claude qui tourne à … l’eau chaude  et qui n’aime pas la mer froide. Son « lama » intestinal lui préconise cette médicamentation pour un plus grand confort matinal !  Francis, notre aventureux heureux, ne sait pas nager mais va systématiquement là où il n’a pas pied ; ce doit être son pain aux raisins quotidien qui le motive à aller toujours plus loin !

Au bout de quelques jours, l’Ile n’a plus de secret pour nous. Sous l’œil du phare de Chassiron, le sentier serpente au gré des caprices des grandes marées, ici une partie de falaise effondrée, là des centaines de cairns aux galets blancs empilés, malgré la fraicheur de l’océan tous (ou presque) à l’eau dans un même élan !

Quel luxe, dans l’équipe nous avons Maurice, intendant de service. Chaque matin, muni de sa liste il remplit sa mission : huîtres pour l’apéro amélioré, heures des marées, courrier posté, clé de la Chapelle de Grand Village … et même, Euro oblige ! organisation d’une soirée dans la fan-zone du bowling de Dolus où nous avons été reçus en VIP ! Depuis le départ Marie José doute de ses capacités,  persuadée de ne pas y arriver, chaque matin elle se surprend à continuer … non sans guetter quelque coin d’ombre à chaque arrêt. Il en est de même pour Mau qui découvre le rythme d’Accro Rando et se paie même le luxe de nous éclairer de ses ampoules aux pieds ! Quant à son compagnon, José, il la suit de près, toujours là pour l’encourager. Sous un soleil haut et franc, nous voilà partis dans les marais salants, en chemin le sable crado mais coquin attiré par les quilles des filles choisit celles de Flo pour lui dessiner des bas couture du plus bel effet ! Comme d’habitude, depuis le début, la silhouette longiligne de Claude fait l’ouverture, tel l’Homme qui Marche de Giacometti, penché sur ses bâtons, il investit l’Ile d’Oléron. Suivi de près par Georges, à la fidélité inconditionnelle à son vin de noix qu’il nous fait déguster depuis plusieurs années.

L’envie de marcher … vient en marchant ! Comme si le groupe n’en avait pas assez, le matin du départ, dernier bol d’air dans la forêt sauvage des Saumonards au plus près de Fort Boyard. Point de Père Fouras, du haut de sa tour il n’a pas le temps de nous voir tellement nous pressons le pas … et moi, carte en bandoulière, je gère, je guide, je fais ce que je peux et surtout tellement contente de voir les gens heureux … Il est midi, on ne va pas se quitter comme ça, Mamelou nous attend au fond de sa cabane. Personnage haut en couleur, tout en sueur, son métier : « égladier », sa cuisine : un gros sac d’aiguilles de pin, deux planchas toutes rouillées, un marmiton préposé à bien ranger des moules sur des planches brûlées, il suffit de les couvrir de grosses brassées d’aiguilles, d’y mettre le feu, le temps de consumer, l’églade est prête à consommer… une fois régalés, vous n’avez plus que vos mains à astiquer !

 

Le mot de la fin revient à Flo : "Un bol d'air vivifiant bien agréable en ce début d'été !!! "

Récit d’Annie, marcheuse d’Accro Rando

Catégories :Les récits d'Annie Tags :
  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks